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On meurt de rire en voyant cette pièce délurée de Jean-Luc Falbriard et Etienne Bayart jouée en août dernier au Festival Théâtre Spa 2009.
Ah , c’est quelque chose ce spectacle : une vision pleine d’humour d’une cure thermale. Complètement débridée, folle, branquignolesque.
Des gags et des situations dignes des Marx Brothers, Laurel et Hardy , Mack Sennett , Buster Keaton, Jacques Tati…
Sept acteurs déchaînés. Un ballet burlesque ! Humour , tendresse et dérision. On baigne dans la joie…Nos zygomatiques en prennent un sérieux coup !
Les gazettes françaises écrivent : « Histoire sans parole où les situations burlesques et absurdes basculent dans la folie douce , avec des personnages gaffeurs et attachants , inspirés du clown et de la pantomime. »
« Mêlant surréalisme , absurde , humour noir et fantaisie poétique, les comédiens font preuve d’une énergie et d’une force comique redoutable… »
C’est bien tout cela que j’ai ressenti, vécu lorsque j’ai vu ce spectacle en août dernier au Festival Théâtre Spa 2009.
Il y avait une dame à côté de moi qui me donnait des coups de coude totalement involontaires tant elle rigolait … « Faut rigoler »– comme chantait Henri Salvador…
Jean-Luc Falbriard ( co-auteur de la pièce ) : Nous avons voulu explorer toutes les possibilités humoristiques du corps du comédien et celles de son rapport à l’environnement sur scène, aux accessoires , à ses partenaires.
Voilà une recherche qui a motivé notre démarche artistique dans le domaine du théâtre depuis bien longtemps.
Choisir le thème de la cure thermale, c’était se plonger dans un lieu où la parole est souvent absente et où le corps est exposé aux regards , aux contacts , à la douleur , au bien-être…
Un lieu aussi où les barrières sociales peuvent s’effondrer et où le rapport aux autres se réinvente.
A partir de cette idée , les images , parfois même les clichés , ont commencé à se dessiner très vite et nous ont permis d’orienter la réflexion vers un théâtre du mouvement qui s’inspirerait d’expérimentations et de rencontres avec le milieu des curistes , afin de nourrir différemment l’imaginaire des comédiens…
Une pièce pareille ne se raconte pas…Il faut la voir !
Ce que vous allez pouvoir faire à partir du 24 novembre prochain au Théâtre Jean Vilar.
Vous couperez votre gsm mais vous mettrez en charge vos réserves du rire et du plaisir.
Ce qui fut très amusant en août dernier à Spa , c’est la coïncidence ( ou l’imagination) de présenter ce « ballet burlesque en peignoir et sans paroles » dans une ville comme Spa où trône avec ferveur un solide , fameux et remarquable centre de cure thermale… Et hop, on plonge !
« Eaux-les-Bains » : une fresque désopilante du thermalisme où résonne tous ces univers de grands cinéastes dont je faisais état au départ de ma chronique.
Et comme le chantait Ray Ventura et ses collégiens :
« Amusons-nous
« Faisons les fous…
« La vie passera comme un rêve…
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